Vendredi 15 mars, Omar Kechiouche, chorégraphe de la Cie Les rameaux, nous présentera en avant-première sa nouvelle création “Rajah, le temps des retrouvailles“, aux côtés de Sarah Cop’s. L’occasion pour nous de vous en dire plus sur ce danseur qui figure parmi les pionniers du hip-hop à Saint-Priest.

Quand as-tu commencé à danser ?

A l’âge de 8 ans. Ma mère, qui dansait beaucoup, m’en a donné l’envie. J’ai commencé par m’entraîner dans les allées d’immeubles, à l’extérieur… A l’époque, je dansais plutôt le funk, puis j’ai dérivé vers le hip-hop.

Et après, quel a été ton parcours ?

Dans les années 80, j’ai intégré l’association San-priode “Espoir quand tu nous tiens” qui aidait les adolescents à créer des événements artistiques. Cette association a créé la compagnie de danse “Chom of the gang” avec plusieurs danseurs dont Rachid Hamchaoui, Najib Guerfi et moi-même. On a commencé par faire des spectacles dans les quartiers puis nous sommes partis en tournée en Tunisie pour enseigner la danse à des enfants et faire des spectacles.

Après à cette expérience, j’ai intégré une école de danse contemporaine et passé des diplômes pour enseigner et apprendre à écrire ma danse. Avec Rachid et Najib, nous avons ensuite créé le spectacle “Entre deux mondes” que nous avons joué à la Maison de la Danse en 1993. De là, on a fusionné avec des danseurs de la Cie Accrorap et fondé la Cie Käfig.

Suite à une blessure, j’ai dû arrêter la danse pour remonter sur scène en 2014 pour intégrer “Récital à 40” de Mourad Merzouki avec 40 danseurs de 5 générations. Remonter sur scène m’a donné envie de renouer avec le public et de fonder ma compagnie “Les Rameaux“. J’ai créé mon spectacle “Rajah, le temps des retrouvailles”. J’enseigne aussi la danse dans diverses structures.

Peux-tu nous parler de ta dernière création ?

Le titre de mon spectacle parle des retrouvailles avec la scène et le public. Il me tenait à cœur de parler de mon histoire et plus précisément des moments de mon enfance qui m’ont marqué comme les vacances que je passais en famille en Algérie. C’est alors que j’ai eu l’idée d’intégrer comme élément dans mon spectacle : le bambou. Un élément omniprésent dans ma vie quotidienne dans l’Algérie d’il y a 30 ans. Dans mon spectacle, il apparaît comme un réel soutient à l’homme.

Quels sont les projets à venir pour la compagnie les Rameaux ?

Une prochaine création chorégraphique qui, cette fois, réunira plusieurs danseurs avec un musicien et un comédien… on ne vous en dis pas plus pour le moment mais on espère que vous répondrez présents ! 

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